Compte tenu de la situation hydrologique du département, Yves SEGUY, préfet de Meurthe-et-Moselle, a décidé de placer les zones« Moselle aval orne Nied et Seille », « Moselle amont et Meurthe » et « Meuse aval Chiers » en situation de crise.

CONTEXTE :
Le département connaît actuellement un niveau historiquement bas des cours d’eau, avec un assec affectant plus de 50 % des stations de référence. Cette situation, plus sévère que celle de 2022, année déjà marquée par une sécheresse exceptionnelle, suscite une vigilance accrue.
Les prévisions météorologiques, notamment l’annonce d’une nouvelle vague de chaleur dès cette semaine, ne laissent présager aucune amélioration à court terme.
Les conséquences sont graves sur le territoire :
- Approvisionnement en eau potable : Des tensions quantitatives sont d’ores et déjà constatées ou prévues à court terme, affectant plus de 35 000 habitants du département. Cela se traduit par la mise en œuvre de mesures exceptionnelles qui peuvent être de la distribution d’eau embouteillée, le remplissage de réservoir d’eau potable par un camion-citerne, la pose d’une canalisation temporaire depuis un réseau de distribution voisin. Des interconnexions de secours sont également activées lorsqu’elles existent et à la condition de ne pas mettre en difficulté les réseaux voisins. Chaque situation fait l’objet d’un traitement au cas par cas qui prend en compte les besoins et possibilités du territoire.
- Qualité de l’eau : La baisse des débits entraîne une dégradation de la qualité de la ressource, avec des risques accrus de non-conformité aux normes sanitaires ;
- Impact industriel : Les centrales nucléaires de Cattenom sur la Moselle et de Chooz sur la Meuse ont dû réduire leur production d’électricité afin de ne pas aggraver la situation des cours d’eau;
- Mortalité piscicole : Une surmortalité des espèces piscicoles est observée, notamment liée à l’élévation des températures des cours d’eau ;
- Biodiversité : L’assèchement des milieux aquatiques provoque un effondrement des écosystèmes, avec des perturbations durables pour la faune et la flore locales. Certaines espèces autochtones pourraient disparaître définitivement, et leur rétablissement, s’il est possible, nécessitera plusieurs années.
Cette situation exceptionnelle doit amener chacun à interroger et limiter sa consommation d’eau à toutes les échelles de la société (activités économiques, de loisirs ou sociales).
La multiplication des petits gestes du quotidien permet aussi des économies sur l’eau potable (seul 7 % de la consommation d’eau domestique sert à l’hydratation et à la préparation des repas) : ne faire tourner les machines à laver que lorsqu’elles sont pleines, éviter les bains, diminuer le temps sous la douche, fermer le robinet lorsqu’on n’utilise pas l’eau, mettre des mousseurs,…
Pour toute question ou signalement, le service « Environnement Risques Connaissance » de la Direction Départementale des Territoires (DDT) se tient à la disposition des usagers :
ddt-secheresse@meurthe-et-moselle.gouv.fr / 03.83.91.41.06
Pour en savoir plus sur les niveaux d’alerte ou les restrictions, rendez-vous sur le site de la préfecture.








